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World Oceans Day: “Mare Nostrum or Mare Mortum?” Why does Europe support the destruction of the Mediterranean Sea?

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Large fish at risk of extinction, 39 fish stocks overexploited, catches of hake 5 times over sustainable limits, high degree of discards and bycatch, desertification of the seabed, high energy costs. All consequences of the industrial fisheries that receive the largest part of EU subsidies.

7 June 2017 – While the world celebrates Oceans Day on the 8th of June, MedReAct calls the attention of the European Union to the destructive impact of trawling in the Mediterranean and to the paradox at the heart of the EU’s fishing system: “Why subsidies are largely given to those who are responsible for the destruction of marine ecosystems and depleation of vulnerable species? Isn’t it time to change course?”

A new study published by Nature Ecology & Evolution confirms the risk of extinction in Europe for various large fish species, as well as for sharks and rays, due to their slow maturation and low birth rates and overfishing by professional and sport fishermen. The same study reveals that the percentage of overexploited fish stocks in the Mediterranean is significantly higher than that in the North Atlantic. The researchers confirmed that all of the assessed 39 Mediterranean fish stocks were found to be overexploited, with the hake in lead position, being fished at 5 times sustainable levels. The hake is the demersal species of highest commercial value, fished primarily by bottom trawlers and to a lesser extent by longliners.

But the impact of trawling, the most widespread industrial fishing practice in the Mediterranean, isn’t limited to the depletion of hake. In the past 30 years this sector of the industry has grown exponentially and, because of declines in the resource, has shifted increasingly to deeper waters in the hunt for new valuable stocks, such as deep water shrimps, creating irreversible changes to the seabed. In other instances it has encroached into forbidden coastal areas, in conflict with small-scale artisanal fisheries.

It is calculated that in 2014 alone trawling by the Italian fleet  was responsible for accidental catches of 20.000 sea turtles, most of which died as a result of suffocation or injury. But not only. The nets that are dragged along the sea bed collect everything in their way: fish, corals, sponges and other bottom-dwelling species. The sediments that are continually exposed to this practice have been found to be lacking the organic matter that constitutes a food source for benthic organisms, thus risking to turn the seabeds into marine deserts.

Trawling is a destructive form of fishing which is empoverishing our sea and which also has high energy costs. The European Union has calculated that for every tonne of fish captured, bottom trawlers of 24-40 metres consume 4,258 litres of fuel, as compared to 169 litres consumed by a fishing vessel of the same size using purse seines. And yet, it is those same bottom trawlers that benefit most from EU fisheries contributions, from fuel subsidies to funds for modernising the vessels and for compensating fishermen for the temporary suspension of fishing activities which as of today has produced no tangible result for stock recovery.

To celebrate World Oceans Day, the EU should reconsider its use of European tax-payers money to finance the destruction of the Mediterranean, so that Mare Nostrum doesn’t become Mare Mortum.

Images from MedReAct/Francesco Cabras: https://tinyurl.com/yc6j8zck

Journée mondiale des océans : “Mare Nostrum ou Mare Mortum ?” Pourquoi l’Europe ferme-t-elle les yeux sur la destruction de la Méditerranée ?

Grands prédateurs au bord de l’extinction, stocks majoritairement en état de surexploitation chronique, des captures de merlu 5 fois supérieures aux limites durables, 20 000 tortues dans les filets des chalutiers en 2014, désertification des fonds marins, coûts énergétiques non tenables… Tel est le paysage que laisse derrière elle la pêche industrielle, celle qui bénéficie le plus des subventions européennes.

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7 juin 2017. Alors que la Journée mondiale des océans sera célébrée demain un peu partout dans le monde, MedReAct interpelle l’Union européenne sur l’impact du chalutage en Méditerranée et souligne le paradoxe qui est au cœur de la gestion des pêches : Pourquoi les subventions vont-elles majoritairement à ceux-là même qui portent la plus lourde responsabilité dans la destruction des espèces vulnérables et des écosystèmes marins ? N’est-il pas temps de changer le cours des choses ?

Une nouvelle étude publiée par Nature Ecology & Evolution confirme le risque d’extinction de plusieurs espèces de grands prédateurs, y compris des requins et des raies. Certes, ces espèces ont pour caractéristiques communes d’avoir une maturité sexuelle tardive et un taux de reproduction faible, ce qui ne les a jamais empêchées de tenir depuis toujours leur place dans les écosystèmes méditerranéens. Ce qui est en cause est donc à chercher ailleurs, du côté de la surpêche de la part aussi bien des pêcheurs professionnels que récréatifs. Cette étude révèle également que le pourcentage des stocks surexploités est supérieur en Méditerranée par rapport à l’Atlantique Nord-est. Les 39 stocks évalués dans le cadre de l’étude affichent toutes des taux de capture qui indiquent la surexploitation. En raison de sa très forte valeur commerciale, le merlu est traqué par les chalutiers de fonds et dans une moindre proportion par les palangriers, ce qui lui vaut de figurer en tête des espèces surpêchées, avec des niveaux de capture 5 fois supérieurs à ceux que l’on pourrait qualifier de durables.

Mais l’impact du chalutage de fond, la technique la plus répandue en Méditerranée, va au-delà de la raréfaction du merlu. Au cours des trente dernières années, ce segment de flotte a connu une croissance exponentielle. Au fur et à mesure du déclin des stocks pêchés, le chalutage s’est fait plus profond, pour atteindre des nouveaux stocks à forte valeur ajouté comme les gambas, ce qui a créé des dommages irréversibles sur les fonds marins, un écosystème particulièrement fragile. Ces chalutiers font également des incursions régulières dans la bande côtière où ils entrent en conflit direct avec la petite pêche.

Les experts évaluent à 20 000 le nombre de tortues capturées en 2014 par les chalutiers italiens, la plupart d’entre elles étant tuées par noyade ou blessées. Mais les dégâts ne s’arrêtent pas là : Les chaluts trainés sur le fond ramassent ou détruisent tout ce qu’ils rencontrent : poissons mais aussi coraux, éponges et autres espèces animales endémiques. Alors qu’ils constituent la réserve de matière organique des espèces inféodées aux fonds marins, les sédiments constamment retournés par les chaluts s’appauvrissent, au point que certaines zones se transforment peu à peu en déserts sous-marins.

Le chalutage est un mode de pêche qui appauvrit notre mer et dont les coûts énergiques sont non soutenables. Le JRC de l’Union Européenne a ainsi calculé que pour les chalutiers de fond de 24 à 40 mètres, le ratio entre capture et consommation de carburant était de 4,25 : 4 258 litres de fuel (détaxé) pour 1 000 kg de poisson ! Ce chiffre est à comparer avec la consommation d’un senneur (filet utilisé pour le thon, la sardine et l’anchois) de taille équivalente : 169 litres pour 1 000 kg (2). Pourtant, ce sont les chalutiers de fond qui bénéficient de la plus grande part des aides européennes, qu’il s’agisse de subventions au carburant, à la modernisation des bateaux ou encore au chômage des marins pour cause de fermeture d’une pêcherie en raison de la faiblesse du stock (une mesure qui n’a jamais fait ses preuves en matière de restauration des stocks).

L’Union Européenne devrait mettre à profit cette Journée mondiale des océans pour reconsidérer l’utilisation qu’elle fait de ses aides et l’impact qu’elles ont sur la dégradation de la Méditerranée.

Mare Nostrum ne doit pas devenir Mare Mortum !

Images: MedReAct/Francesco Cabras: https://tinyurl.com/yc6j8zck

(1) An interview-based approach to assess sea turtle bycatch in Italian waters https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5408728/

(2) Scientific, Technical and Economic Committee for Fisheries (STECF) ; The 2016 Annual Economic Report on the EU Fishing Fleet (P. 159).

En el Día Mundial de los Océanos ¿Mare Nostrum o Mare Mortum? ¿Y el por qué Europa apoya la destrucción del Mediterráneo?

Especies de gran tamaño en peligro de extinción, 39 poblaciones de peces sobreexplotadas, la captura de merluza es 5 veces superior a los niveles sostenibles, altos niveles de descartes y capturas accidentales, desertificación del lecho marino y altos costes energéticos. Todo esto como consecuencia de las pesquerías industriales, unas flotas que reciben la mayor parte de los subsidios de pesca de la Unión Europea.

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8 de junio – Hoy, mientras el mundo celebra el Día de los Océanos, la coalición MedReAct aprovecha para dar un toque de atención a la Unión Europea (UE) sobre el impacto destructivo de la flota de arrastre en el Mediterráneo y sobre la paradoja en el seno del sistema pesquero de la UE: “¿Por qué las subvenciones se otorgan en gran medida a quienes son los mayores responsables de la destrucción de los ecosistemas marinos y el agotamiento de especies vulnerables? ¿No sería hora de cambiar de rumbo?”

Un nuevo estudio publicado en Nature Ecology & Evolution confirma el riesgo de extinción en Europa de varias especies de peces de gran tamaño, así como de tiburones y rayas, debido a su lenta maduración, a su baja natalidad y a la sobrepesca por parte de pescadores profesionales y deportivos[i]. El mismo estudio revela que el porcentaje de poblaciones de peces sobreexplotadas en el Mediterráneo es significativamente más alto que en el Atlántico Nororiental. Los investigadores confirmaron que en el Mediterráneo los 39 stocks evaluados resultaron estar sobreexplotados, con la merluza liderando esta clasificación por tener niveles de captura 5 veces superiores a los límites sostenibles. La merluza es la especie demersal de mayor valor comercial, pescada principalmente por los arrastreros de fondo y, en menor medida, por los palangreros.

Pero el impacto de la pesca de arrastre de fondo, la práctica pesquera industrial más extendida en el Mediterráneo, no se limita al agotamiento de la merluza. En los últimos 30 años este sector de la industria ha crecido exponencialmente y, debido a la disminución de los recursos marinos, su esfuerzo pesquero se ha ido desplazado cada vez más a aguas de mayor profundidad, en la búsqueda de nuevas poblaciones valiosas, como la gamba blanca o de altura, creando cambios irreversibles en los fondos marinos. En otros casos ha invadido zonas costeras prohibidas, entrando en conflicto con la pesca artesanal.

Se calcula que en el año 2014, sólo en aguas italianas, la flota de arrate de fondo fue responsable de la captura accidental de unas 20.000 tortugas marinas, la mayoría de las cuales murieron por asfixia o lesión[ii]. Así es, las redes que se arrastran por el fondo marino recogen todo lo que encuentran por su paso, ya sean especies objetivo o no: peces, corales, esponjas y otras especies que habitan en el fondo. Además, se considera que en el Mediterráneo se descarta hasta el 18% del total de las capturas (es decir, se rechazan anualmente alrededor de unas 230.000 toneladas de pescado), siendo las flotas de arrastre las responsables del 15 al 65% de los descartes generados[iii]. Pero los impactos no acaban aquí. Se ha comprobado que los sedimentos que están continuamente expuestos a esta práctica carecen de la materia orgánica, otro grave impacto puesto que esta materia orgánica constituye una fuente de alimento para los organismos bentónicos, arriesgando así convertir estos fondos en desiertos marinos.

La pesca de arrastre es una modalidad de pesca destructiva que está empobreciendo nuestro mar y que también conlleva un elevado consumo de combustible. El Informe Económico Anual de la Flota publicado por la Unión Europea revela que por cada tonelada de pescado capturado, los arrastreros de fondo de 24-40 metros de eslora consumen hasta 4.258 litros de combustible. Mientras que un buque de cerco del mismo tamaño consume 169 litros por tonelada de pescado[iv]. Sin embargo, además de ser altamente contaminantes estos mismos buques de arrastre son los que más se benefician de los subsidios pesqueros de la UE, ya sea mediante exenciones de impuestos al gasoil, fondos públicos para la modernización de los buques o para compensar a los pescadores durante las paradas temporales de la actividad pesquera.

Para celebrar el Día Mundial de los Océanos y con el objetivo de que el Mare Nostrum no se convierta en Mare Mortum, la UE debería reconsiderar el uso que hace del dinero de los contribuyentes europeos y parar de financiar la destrucción del Mediterráneo.

[i] Fernandes, P. G. et al. Coherent assessments of Europe’s marine fishes show regional divergence and megafauna loss. Nat. Ecol. Evol. 1, 0170 (2017).

[ii] Lucchetti, A., Vasapollo, C., & Virgili, M. An interview-based approach to assess sea turtle bycatch in Italian waters. PeerJ, 5, e3151 (2017).

[iii] Soriano-Redondo, A. et al. Relative abundance and distribution of fisheries influence risk of seabird bycatch. Scientific Reports 6, 37373 (2016).

[iv] Scientific, Technical and Economic Committee for Fisheries – The 2016 Annual Economic Report on the EU Fishing Fleet (STECF-16-11) (2016).

FINALMENTE LA FOSSA DI POMO CHIUSA ALLO STRASCICO. FONDAMENTALE IL RUOLO DELL’ADRIATIC RECOVERY PROJECT.

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Roma, 17 maggio 2017 – MedReAct e l’Adriactic Recovery Project plaudono alla decisione della Croazia di chiudere alla pesca demersale e a quella dei piccoli pelagici parte delle acque internazionali della Fossa di Pomo, una delle aree più importanti dell’Adriatico per la riproduzione e il recupero del nasello e degli scampi e uno dei rari ecosistemi di profondità del Mediterraneo. La decisione annunciata oggi a Lubiana, al Comitato Scientifico (SAC) della Commissione per la Pesca in Mediterraneo (CGPM), segna un risultato importante per il recupero degli stock e degli ecosistemi marini dell’Adriatico, un bacino di mare fortemente impattato dalla pesca a strascico, responsabile, quest’ultima, di aver alterato gli ecosistemi di fondo, impoverito la biodiversità e decimato gli stock ittici. Lo scorso febbraio Medreact e l’Adriatic Recovery Project avevano presentato al CGPM una proposta per l’istituzione di una Zona di Restrizione alla Pesca (Fishery Restricted Area) nella Fossa di Pomo, per la chiusura alla pesca demersale come lo strascico e i palangari. La proposta ha ricevuto oggi l’avvallo del SAC e verrà trasmessa alla Conferenza del CGPM che si svolgerà il prossimo ottobre in Montenegro. “Attendiamo ora – ha dichiarato Domitilla Senni di MedReAct – un’iniziativa analoga da parte del nostro ministero che rispecchi le stesse misure adottate dalla Croazia, incluso il divieto per la pesca ai piccoli pelagici, e che garantisca la piena tutela delle nursery e degli ecosistemi marini vulnerabili presenti nella zona. In Adriatico la pesca produce il 50% di tutti i prodotti ittici italiani ma gli sbarchi hanno avuto un crollo del 21% dal 2007 al 2015. In particolare il nasello registra un tasso di sovrasfruttamento cinque volte superiore ai limiti di sostenibilità, nonostante le catture si siano quasi dimezzate tra il 2006 e il 2014. Ancora peggio per gli scampi le cui catture da parte della flotta italiana sono crollate del 54% dal 2009 al 2014. Con l’obiettivo di tutelare l’Adriatico è nata l’alleanza internazionale Adriatic Recovery Project, che riunisce organizzazioni ambientaliste ed enti di ricerca intorno all’obiettivo di preservare gli ecosistemi marini vulnerabili e gli habitats essenziali per le specie ittiche dell’Adriatico.

L’Adriatic Recovery Project  è un progetto coordinato da MedReAct  in collaborazione con Legambiente, Marevivo, l’Università di Stanford e il Politecnico delle Marche.

Link to download the English press release.

Ti sei mai chiesto da dove proviene il pesce che mangi?

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Sappiamo davvero cosa mangiamo? Ed è interamente tracciabile il percorso di un prodotto ittico prima che finisca nei nostri piatti? Ogni anno  26 milioni di tonnellate di prodotti ittici – più del 15 per cento della produzione annua mondiale  – sono pescate in illegalmente, un business valutato tra i 10 e i 23.5 miliardi di dollari[1]. Secondo uno studio pubblicato su Nature[2], negli ultimi 50 anni sono scomparse dal Mediterraneo il 34% delle popolazioni ittiche, mentre il rimanente 93% è soggetto a sovrasfruttamento. Sempre secondo Nature[3], oggi il 54% del prodotto pescato nel Mediterraneo proviene dalla pesca illegale realizzata anche con reti derivanti, bandite dall’Unione Europea sin dal gennaio 2002.

Questo scenario allarmante rischia di compromettere la produttività dell’intero settore, anche perché scoraggia chi pratica la pesca in modo onesto e responsabile. L’Italia, dove i sequestri di pesce pescato illegalmente sono molto frequenti, è uno dei paesi chiamati in causa. Lo scorso aprile le autorità di controllo hanno sequestrato 200 kg di novellame di sarda (bianchetto) e alcuni esemplari di tonno rosso e di pesce spada  nei centri di distribuzione all’ingrosso di Riposto, in provincia di Catania. Il 21 marzo in Calabria, a Villa San Giovanni, sono stati sequestrati oltre mille chili di bianchetto e 91 chili di gamberi,   e non si tratta di casi isolati.   Ogni anno sono centinaia le operazioni di contrasto alla pesca illegale da parte delle forze dell’ordine e imponenti i quantitativi di pesce sequestrati.

Quindi esiste un problema da affrontare, come ha fatto il governo nei mesi scorsi inasprendo le sanzioni alla pesca illegale con la legge 154. La Commissione Agricoltura della Camera però sta ora valutando se intervenire per escludere dalle sanzioni le catture accidentali o accessorie, anche quando effettuate con attrezzi non consentiti e quindi illegali. Si tratterebbe di un arretramento  inaccettabile. Senza misure dissuasive, la battaglia contro l’illegalità nella pesca è persa in partenza.

Ma come si comportano i nostri vicini?

A partire dagli anni 2000, la Spagna ha intrapreso un percorso di lotta alla pesca illegale, imponendo limitazioni e incrementando le sanzioni per i comportamenti illeciti. Un provvedimento varato nel 2014[5] accoglie integralmente il regolamento dell’Unione europea sulla pesca illegale, non dichiarata e non regolamentata (INN)[6], che impone a tutti gli Stati membri di sanzionare i propri cittadini, i pescherecci e le organizzazioni coinvolte in attività di pesca INN in qualsiasi mare del mondo e sotto qualsiasi bandiera, comprese le bandiere di comodo (flags of convenience) e le società “guscio” operanti nei paradisi fiscali. Le autorità spagnole hanno finora comminato multe per un totale di quasi 18 milioni di euro, cifra mai raggiunta in nessun paese europeo per la pesca INN[7].

Nel luglio 2014 la Francia ha introdotto nuove misure[8] per le infrazioni più gravi, come la falsificazione della registrazione del peschereccio (un anno di carcere e 75.000 euro di multa), l’ostruzione all’attività degli ispettori (sei mesi di carcere e 15.000 euro di multa), le operazioni di pesca congiunta con pescherecci coinvolti in attività INN (fino a un massimo di 22.500 euro), con pescherecci privi di bandiera o con bandiera di comodo.

Le autorità europee chiedono a tutti gli Stati membri di seguire l’esempio di Spagna e Francia e l’Italia è certamente tra i paesi che dovrebbero fare tesoro di questa sollecitazione piuttosto che  ridurre le sanzioni. Per combattere la pesca illegale servono norme chiare e misure dissuasive, come multe salate e sistemi che impediscano a chi pesca illegalmente di accedere ai contributi pubblici. Non a caso la conferenza ministeriale di Malta sulla pesca mediterranea dello scorso 30 marzo ha ribadito chiaramente la volontà degli stati rivieraschi e dell’Unione europea di eliminare la pesca illegale entro il 2020. Forse solo allora, se questi impegni saranno mantenuti, saremo più sicuri sulla provenienza del pesce sulle nostre tavole.

[1] Agnew D.J., Pearce J., Pramod G., Peatman T., Watson R., Beddington J.R., et al. (2009) Estimating the Worldwide Extent of Illegal Fishing. PLoS ONE 4(2): e4570. doi:10.1371/journal. pone.0004570

[2] Piroddi, C. et al. Historical changes of the Mediterranean Sea ecosystem: modelling the role and impact of primary productivity and fisheries changes over time. Sci. Rep. 7, 44491; doi: 10.1038/srep44491 (2017)

[3] Pauly, D., Zeller, D., 2016. Catch reconstructions reveal that global marine fisheries catches are higher than reported and declining. Nature Communications 7.

[5] Art.106 legge 33/2014 del 26 dicembre, che modifica la legge 3/2001 del 26 marzo in materia di pesca marittima dello Stato.

[6] Regolamento (CE) N. 1010/2009.

[7] The EU IUU Regulation Building on success EU progress in the global fight against illegal fishing, febbraio 2016.

[8] Legge 2014-1170 del 13 ottobre 2014 (articolo L945).